Perceptions du public et des décideurs politiques à l’égard d’une alimentation saine au Canada

Accédez aux données d’enquêtes sur les perceptions des Canadiens à l’égard des habitudes alimentaires saines et du niveau de soutien envers diverses interventions en matière de politique qui promeuvent une alimentation saine

Dans cette ressource sur les politiques en matière d’alimentation saine

Comment le public et les décideurs perçoivent-ils cet enjeu?

Les données d’une enquête menée en 2013 révèlent que 46 % des Canadiens déclarent que leurs habitudes alimentaires sont « très bonnes ou excellentes »1,2.

  • Cependant, étant donné que seuls 30 % des Canadiens âgés de 12 ans et plus ont déclaré qu’ils consommaient des fruits et des légumes au moins cinq fois par jour1, les perceptions de ce qui constitue des habitudes alimentaires saines pourraient ne pas refléter les comportements recommandés comme étant associés à une diminution du risque de cancer.

Des données provenant du Québec ont révélé que les résidents soutiennent généralement (à 63 %) la création d’une taxe sur les boissons sucrées, en particulier si les revenus sont réinvestis dans le domaine de la prévention de l’obésité et des maladies chroniques (sondage IPSOS de 2017 pour la Coalition Poids réalisé au Québec auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 répondants francophones et anglophones, âgés de 18 ans et plus).

  • Depuis 2010, entre 63 % et 79 % des personnes interrogées dans le cadre de plusieurs sondages soutiennent la proposition d’une taxation accompagnée d’un réinvestissement dans la prévention.

Quatre-vingt-onze pour cent des personnes interrogées au Québec (sondage IPSOS de 2016 pour la Coalition Poids) souhaitaient que les étiquettes de produits comportent davantage de renseignements concernant la quantité de sucre.

Les enquêtes réalisées auprès de décideurs politiques en Alberta et au Manitoba révèlent des taux élevés de soutien à l’égard du recours à des restrictions en matière de zonage visant à réglementer l’offre d’aliments malsains à proximité des écoles, ainsi qu’à l’égard de la taxation des achats de boissons et d’aliments malsains, parmi d’autres mesures politiques possibles3,4.


Références

1 Roblin, L., Smith, D., Purno, N. et Mehandra, A. (2017). Healthy Eating in Ontario: What Do We Know? An Analysis of Eating Behaviours, Food Literacy and Food Insecurity Indicators. Toronto, Ontario : Nutrition Resource Centre, Ontario Public Health Association.

2 Schermel, A., Mendoza, J., Henson, S., Dukeshire, S., Pasut, L. et coll. (2014) Canadians’ Perceptions of Food, Diet, and Health – A National Survey. PLOS ONE, 9(1), e86000. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0086000.

3 Alberta Policy Coalition for Cancer Prevention (APCCP). (2011). 2011 Decision maker survey of knowledge, attitudes & beliefs: Summary of results. Disponible à l’adresse : http://abpolicycoalitionforprevention.ca/wp-content/uploads/2016/07/final-apccp-decision-maker-survey-results-24nov11-11.pdf.

4 Raine, K., Nykiforuk, C. I. J., Vu-Nguyen, K., Nieuwendyk, L. M., VanSpronsen, E., Reed, S. et Wild, C. T. (2014). Understanding key influencers’ attitudes and beliefs about healthy public policy change for obesity prevention. Obesity, 22. doi: 10.1002/oby.20860.